LA LIESSE

CHOREGRAPHE
Pierre Pontvianne

INTERPRÈTES
Jazz Barbé
Louise Carrière
Thomas Fontaine
Héloïse Larue
Clément Olivier

MUSIQUE
Ayouha Al-Taiin Fi Al-Mawt, interprété par Sandy
Chamoun, groupe SANAM, d’après un poème de Paul
Chaoul ; Weaving Part. 3, collab. Aho Ssan, Ka Baird,
Resina ; Trois Liesses, Pierre Pontvianne

LUMIERE
Victor Mandin

DECOR
Pierre Treille

PARTENAIRES

Coproduction : Festival Montpellier Danse 2025
La Comédie de Saint-Étienne, CDN
La Place de la Danse – CDCN Toulouse / Occitanie, dans le cadre du dispositif Accueil Studio
Le DÔME Théâtre à Albertville Résidence et apport en industrie
Montpellier Danse à l’Agora cité internationale de la danse
Spectacle répété à La Comédie de Saint-Etienne, CDN
Le DÔME Théâtre à Albertville
BELLEVUE - Lieu d’inventions artistiques
La Comète à Saint-Étienne
Viadanse / CCN de Bourgogne Franche-Comté à Belfort
Construction décor : Atelier de La Comédie de Saint-Étienne.

CALENDRIER

24,25 & 26 juin 2025
Festival Montpellier Danse FR
16 septembre 2025
La Comète ( showing) St-Etienne FR
5 novembre 2025
Festival Neuf Neuf en co-accueil avec La Place de la Danse, CDCN Toulouse Occitanie et l’Escale, Ville de Tournefeuille FR
18 to 21 novembre 2025
La Comédie de St-Etienne, CDN FR
29 janvier 2026
Le Dôme théâtre, Albertville FR
17 mars 26
Chaos Danse, Villeurbanne FR


La liesse nous vient en tête avec ses clichés sur la foule, ses élans collectifs, ses émotions obligées, comme un état de fait. Pourtant, elle est aussi un sentiment qui s’organise, se déclenche et prend fin. Si ce phénomène semble inévitablement convoquer une joie contagieuse dans nos imaginaires, Pierre Pontvianne prend le parti d’en cerner les revers et les entours dans une pièce où les corps dansants montrent toute leur puissance d’évocation. Très vite, s’ouvre toute une fractale d’états sensibles.
 Au plateau, une énergie commune rebondit entre les corps des cinq interprètes et nous inonde d’entrée de jeu. La fluide complicité du groupe est palpable dans l’écriture-même de la danse. Quand l’individu s’en détache, il provoque en nous une écoute, qui nous invite à la pause. À travers ces extractions chorégraphiques et ces soli, les consciences voyagent, changeantes, mais ne s’éteignent pas, même au cœur de l’entrain partagé.
 À l’image des alternances du sentiment humain, la pièce traverse des tableaux diurnes et nocturnes. La scénographie en fond de scène diffracte les reflets des corps comme en apesanteur, et nous renvoie par instant à notre propre image. Les lumières viennent nourrir une ambiance qui balance entre onirisme et dystopie, soulignant à la fois une étincelante chorégraphie d’ensemble et l’intensité de temps suspendus, « hors liesse ». En parallèle, la musique façonne une ambiance entêtante, contrastée, marquant ainsi ruptures et continuités.
 Au cœur de la pièce, le morceau du collectif libanais Sanam, évoque à travers les paroles issues d’un poème en arabe de l’écrivain libanais Paul Chaoul, la perte, la finitude, la chute … « C’est d’abord par sa puissance musicale brute que cette œuvre s’est révélée à moi » exprime Pierre Pontvianne « C’est une rencontre d’œuvre à œuvre. Je ne prétends pas revendiquer ce que je n’ai pas vécu. Mais à travers ce poème, chanté avec une énergie véhémente par Sandy Chamoun, j’invite ici la rage de paix de pays en proie à des décennies d'attaques, au carrefour d'un monde qui en appelle aux liesses futures ».
 
À travers un incroyable chemin de danse que les interprètes empruntent avec virtuosité, la liesse s’épanouit, s’étale, s’étire, fait l’objet de résurgences et d’échos pour finalement se condenser en une rythmique commune, un unisson. De celui-ci émergera une figure unique, forme d’humanité en résistance. Par son éloquence propre et sa puissance polysémique, LA LIESSE de Pierre Pontvianne fait surgir une émotion brute, à vif, inscrite dans chaque geste.
LA LIESSE (joy of a group of persons, mass jubilation) comes to us with its clichés about crowds, collective impulses, and obligatory emotions, almost like a given. However, it is also a feeling that organizes itself, triggers, and comes to an end. Although this phenomenon seems to inevitably conjure up a contagious joy in our imaginations, Pierre Pontvianne chooses to explore its setbacks and surroundings in a piece where the dancing bodies showcase their evocative power. Quickly, a whole fractal of sensitive states unfolds.
On stage, a common energy rebounds between the bodies of the five performers and floods us from the very beginning. The fluid complicity of the group is palpable in the very writing of the dance. When the individual detaches from it, it evokes a listening within us that invites us to pause. Through these choreographic extractions and solos, consciousnesses travel, shifting but not extinguishing, even at the heart of shared enthusiasm.
Reflecting the alternations of human feeling, the piece traverses diurnal and nocturnal tableaux. The scenography at the back of the stage diffracts the reflections of the bodies as if in weightlessness, occasionally sending us back to our own image. The lights contribute to an atmosphere that swings between dreaminess and dystopia, highlighting both a sparkling ensemble choreography and the intensity of suspended moments, “out of joy”. Meanwhile, the music shapes an intoxicating, contrasting ambiance, marking ruptures and continuities.
At the heart of the piece, the song by the Lebanese collective Sanam evokes, through lyrics from a poem in Arabic by the Lebanese writer Paul Chaoul, themes of loss, finitude, and downfall... “It is first and foremost through its raw musical power that this work revealed itself to me,” expresses Pierre Pontvianne. “It is an encounter from work to work. I do not claim to advocate what I have not experienced. But through this poem, sung with vehement energy by Sandy Chamoun, I invite here the rage for peace of a country beset by decades of violence, at the crossroads of a world calling for future joys.”
Through an incredible path of dance that the performers traverse with virtuosity, joy flourishes, spreads, stretches, and becomes the subject of resurgences and echoes, ultimately condensing into a common rhythm, a unison. From this will emerges a unique figure, a form of humanity in resistance.
Through its own eloquence and polysemous power, LA LIESSE by Pierre Pontvianne brings forth raw, visceral emotion, inscribed in every gesture.

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