JANET ON THE ROOF

CHORÉGRAPHIE
Pierre Pontvianne

INTERPRÈTATION
Marthe Krummenacher
LUMIÈRE

Valérie colas
DÉCOR
Pierre Treille
CRÉATION SONORE
Pierre Pontvianne

COPRODUCTIONS

Avec le soutien du Ballet de l’Opéra national du Rhin - Centre Chorégraphique National
Mulhouse dans le cadre du dispositif Accueil Studio 2016. - Accueil Studio : Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape, direction Yuval PICK
Le Pacifique l CDC-Grenoble

ACCUEILS - RÉSIDENCES
Espace le Corbusier / Firminy
ADC Genève
Ramdam, un centre d'art (pour la fabrication des décors)
CALENDRIER
9 avril 2019
Dôme théâtre d'Albertville - Scène conventionnée

21 septembre 2018
Biennale de la danse de Lyon / FR
Plateforme européenne  dans le cadre de Focus danse
16 juin 2018
Festival Tour d’Horizons / FR
17 janvier 2018
festival Art Danse / CDC Dijon / FR

5 novembre 2017

All there is - Korzo Theater / NL
25 et 26 août 2017
Festival international Les Brigittines / BL
20 et 21 janvier 2017
RAMDAM un centre d'art / FR
5 + 6  juillet 2016
Festival international des 7 Collines / FR
10, 11, 12, 13 et 14 octobre 2016
ADC de Genève / CH
4 novembre 2016
L’espace le Corbusier Firminy / FR





















































JANET ON THE ROOF retranscrit un état de sidération qui finit par tout imprégner, et devient la toile de fond de nos existences.

Attentats, catastrophes, menaces … sont des impacts qui compriment le temps de nos perceptions. Il s’agit de s’emparer de ce temps pour l’étirer et le diluer, pour essayer de mieux le comprendre, pour soulever, élargir les micro-évènements qui s’y produisent : les évidences, l’irréversibilité, la logique de l’instant, la stupeur … Ce sont des choses qui, prises séparément sont assez simples à analyser, mais que nous n’avons pas le temps de saisir dans leur instantanéité.

JANET ON THE ROOF est une chute, un mouvement inéluctable. À l’instant où l’on voit la feuille se détacher de l’arbre, on a compris qu’elle allait se poser au sol. Ce que l’on regarde, c’est tout le chemin qu’elle fait pour tomber, qui repose toujours sur le même principe, mais qui se trouve être toujours singulier. Le mouvement de l’interprète, sur 50 minutes, suit un principe analogue, celui du thème et de la variation, qui agit à la fois à l’endroit de la surprise et du connu.

La sidération se produit aussi dans ce constat : ce qui survient nous surprend en même temps que c’est identifié, presque attendu. Dans JANET ON THE ROOF, on retrouve ces soudaines compressions du temps qui s’opèrent sous l’effet d’un choc. La première surprend le public, la deuxième déjà moins, et la troisième se transforme presque en situation habituelle. La peur nous permet peut-être de chercher des solutions, la sidération, quant à elle, éradique toute la fertilité du possible. La terreur, elle, crée une angoisse qui se diffuse et qui, par sa répétition, finit par nous engourdir.

Ce qui nous surprend nous sidère et ce qui nous sidère ne nous surprend plus. 

La pièce dit, entre autres choses, cette érosion de nos sensibilités.


Pierre Pontvianne

 JANET ON THE ROOF re-writes a state of oblivion that permeates everything around us and ultimately becomes the background of our existence.

Attacks, catastrophes and imminent threats impact and compress our concepts of time and perception. In this case, it is a matter of seizing upon this time-space and prolonging its duration, or breaking it down, in order to better understand, uncover and enlarge the micro-events that occur within it: the self-evidence, the irreversibility, the logic of the instant or a feeling of stupefaction. Although these may seem rather simple to analyse when taken individually, their instantaneous nature makes them difficult to grasp in the specific the moment.

JANET ON THE ROOF is a long fall of one inexorable movement. It is the moment we see a leaf break from a branch and know it will fall from the tree to the ground. We see the entire path it will take along its fall as the leaf will always follow the same principle, each micro-movement along the way rather familiar. Throughout the 50-minute duration of the piece, the performer’s movements adhere to an analogous principle, a theme and variation, a process in which both surprise and familiarity are inherent. 

When we analyse these moments of shock we can further observe that a great deal of what happens is as much surprising as it is identifiable or even expected.  In JANET ON THE ROOF we discover the sudden temporal compressions that emerge from these moments. The first one surprises the audience, the second a little less and the third becomes almost banal. While fear may incite us to look for solutions, shock annihilates the fecund nature of what’s possible. Terror, furthermore, generates a type of anxiety that is diffused; its sheer repetition may even lead us to paralysis.

While what surprises us may be shocking, what is shocking surprises us no more.

The piece articulates, among other things, this erosion of our sensibilities.

Pierre Pontvianne

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